CO129-224 - Foreign Office - 1885 — Page 105

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Sot

NAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

annuelle à laquelle on conservera son caractère ↑ d'annualité par un hivernage artificiel des 10- mences.

La canne à sucre vient en abondance au Ton- kin, mais elle est de qualité médiocre et produit un sucre de qualité inférieure. C'est une culture à améliorer.

Le thé est d'une culture facile dans les pia- feaux intermédiaires entre la plaine et la mon- tagne et y est très abondant. Il est de qualító in- férieure et on en recueilla les feuilles toute l'an- née. Il y aurait lieu de tenter l'amélioration de cette culture en important des plants de bonne nature et en ménageant la cueillette des feuilles.

Enfin il y aurait des cultures à introduire, comme par exemple celle du café,

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Dix-septième année.

No 42

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Il me reste deux mots à dire de l'état des communications an Tonkin. Elles se font actuel- lement par eau. La navigation fluviale du Ton- kin n'est pas aussi aisée qu'on l'a présentée d'abord, cependant elle offre de grandes fa tés. Dans tout le Delta on peut naviguer avec des tirants d'eau variant de 1 m. 50 à 2 m. 50. Il y aura de-ci, de-là, quelques rectifications à opé rer, quelques canaux à creuser, mais je ne crois pas qu'un cherain de fer dans le Delta soit né. cessaire d'ici longtemps. Il serait du reste coût- teux à établir dans un pays d'alluvion coupé de canaux. Pour les communications avec la Chine, la question est différente, et un chemin de fer allant de Hanoi au Yunnam sera sans doute nécessaire.

Au point de vue de l'élevage, les pâturages sont excellents et faciles. Le pays produit des buffles, des bœufs et des chevaux, mais il y aurait lieu de s'occuper de ces deux derniers produits. On exporte, en outre, en abondance, en Chine, des porcs at des œufs de volaille. La chambre de commerce de Mazamet s'informait de la possibilité de l'élevage des moutons au Tonkin. Cet élevage ne me parait pas possible,veloppé, il ne sera plus suffisant. mais pourrait être utilement remplacé par celui de la chèvre qui y vit très bien et y est très féconde. On pourrait utiliser les peaux de che- vreaux et les poils de chèvre.

Les communications avec l'extérieur se font par le port d'Haiphong. C'est actuellement le seul port accessible et communiquant directe- ment avec le système fluvial du Tonkin. Encore n'est-il accessible qu'aux hautes marées et pour les navires d'un tirant d'eau inférieur à six mè. tres. Il paraît suffisant pour les besoins actuels du commerce, mais lorsque le trafic se sera dé-

Pour ces diverses améliorations, l'établisse- ment d'une ferma-école par les soins du Gou- vernement serait, je crois, d'un effet salutaire,

Parmi les articles d'importation au Tonkin, il faut coter en première ligne les cotonnades qui valent à Hanoi de 0 fr. 40 à 1 fr. le mètre, et les cotons flès d'Europe (vaiant environ 3 fr. le kilog.) et de Bombay (2 fr. le kilog.).

A cela vient s'ajouter quelques serviettes ve- nant soit d'Angleterre, soit d'Allemagne, des Couvertures en coton et parfois en laine venant d'Angleterre, de la mercerie anglaise, et enfin des couleurs d'anniline d'Allemagne et de Suisse et de l'horlogerie d'Amérique. Toutes ces im- portations viennent actuellement par la voie de Hong Kong.

Il faudra, si notre industrie française veut prendre son rang dans l'importation au Tonkin, qu'elle lutte de bon marché avec l'industrie an- glaise, allemande ou américaine.

On importa actuellement peu de tissus de laine, mais je crois que les mousselines de laine, que l'on fabrique beaucoup en France, sont ap- pelées à jouer, comme au Japon, un certain rôle au Tonkin à mesure que le bien-être se dé. veloppera dans la population.

En somme, le commerce d'importation comme celui d'exportation a peu d'importance actuelle ment au Tonkin, et on aurait une pauvre idée de l'avenir du pays sous ce rapport, si on con- sultait les statistiques actuelles des douanes. Cela tient à la pauvreté momentanée du pays, ré- sultant de l'état de guerre et d'oppression dans lequel il s'est trouvé depuis de longues années. L'occupation française doit,' à mon sens, inan- gurer une ère de prospérité et de bien-être par la sécurité qu'elle assurera à is population indi- gène. Cette population, trop dense dans le Delta, manque de la sécurité nécessaire au travail, et pourtant elle est active et docile, et quand elle se sentira protégée et délivrée de la piraterie, il sera facile de l'amener peu à peu à cultivar les parties montagneuses qui, en dehors du Delta, sont presque en friche.

Dans l'étude que j'ai faite du Tonkin, je ne me suis pas occupé de la question minière qui a été déjà étudiée par des personnes compétentes.

Reste la question de nos relations avec les provinces méridionales de la Chine, relations (qui doivent contribuer à la richesse du Tonkin par le commerce de transit. Ces provinces sont actuellement isolées du monde entier et exclues du commerce avec les nations européennes.

Elles sont riches pourtant et fort peuplées et c'est avec raison que l'on a compié sur leur appoint pour le développement de la prospérité

de notre colonie future, Mais la Chine voit avec peine notre voisinage et elle nous le montre par la lutte acharnée qu'elle soutient contre nous.

I eat mal abrité du reste, et il présente de grands inconvénients pour la construation de docks et de quais. Il a aussi le défant de ne pouvoir recevoir notre flotte de guerre. Il ne faut pas songer à modifier se barre, mais on a parlé d'utiliser le Cua-Nam-Trien, dont la barra donne 2 à 3 pieds de plus, et de faire commu- niquer par un canal intérieur le Cas-Nam-Trien avec la Cua-Cam ou même de transporter le part d'Haiphong à Quang-Yen. Ce serait une amé- lioration, mais insuffisante. On a parlé d'un port à la baie d'Along que l'on ferait communiquer avec l'intérieur par un chemin de fer. Outre que ce chemin de fer serait une complication, la baie d'Along n'est pas un port à proprement parler, mais un monillage fort éloigné de la terre ferme.

Pour utiliser la baie d'Along, il faudrait :

f. Ou s'en servir comme simple mouillage et la faire communiquer par un canal maritime soit à Haiphong; avec un port intérieur situé soit à Quang-Yen,

2. Ou transformer la baie d'Along on an vrai port en faisant sauter à la dynamite une partie réunion d'un certain nombre d'ilots an terre- des rochers qui l'entourent, réalisant ainsi par la plein où l'on bâtirait une ville maritime avec des docks, magasins, etc., etc. Il suffiralt alors de faire communiquer ce port avec le système flu- vial du Tonkin pár un canal de faible dimension pour le passage des bateaux de rivière.

En résumé, j'ai confiance en l'avenir de notre colonia du Tonkin. Ce ne sera pas une colonia d'émigration et nous n'en avons, du reste, pas grand besoin. Ce sera une colonie d'administră- tion et de rapport qui nous permettra de pren- dre une place sérieuse dans l'Extrême-Orient.

AVIS & COMMUNICATIONS

Ministère de l'intérieur,

Le lundi 4 mai 1885, il sera ouvert, on l'hôtel de la préfecture à Bar-le-Dac, an con- cours pour l'admission aux emplois d'agents voyers surnuméraires.

Le programme et les conditions du concours sodt déposés à la préfecture et au ministère de l'intérieur (service vicinal), 7, rue Camba- cérès, où les personnes qui désirent concourir peuvent en prendre connaissance tous les jours, de dix heures à cing heures, les dimanches ** fêtes exceptés.

fice or Individual.

rigs office

Date.

1886

20726.

at previous Paper,

HA

1688.

Stong Kong.

REC?

DOMESTIC.

C. O.

3103 103

REGO 21 FEB 85)

No.

3103

(Subject.)

Extradition Treaty with China

The question off the extradition of Chinese who have commetted crimes in Bratish Territory is under consos. No objection to the case being represented to the Viceroy through Consul at Carton

(Minutes.)

in questio

?? Coffey to for. for infer & puidance

in reply to 1588.5

Draft Submittis (in

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